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Kamel Menour

Le temps Mort de Mohamed Bourouissa

Thursday, 23 September 2010 23:05 Published in Blog

L'une des sensations de DYNASTY restera sans nul doute Mohamed Bourouissa et la projection de ses 2 oeuvres vidéo, 'Légende' et 'Temps mort'.
Kamel Mennour ne s'y est pas trompé. Nous voici donc 1 mois plus tard au vernissage d' une exposition d'envergure, puisqu'elle occupe 2 salles de la galerie. Sobrement intitulée 'Temps Mort', du nom du film projeté, elle regroupe ladite vidéo mais aussi une série de photos autour de ce temps supendu, presque arrêté.
Ce qui frappe tout d'abord dans le travail de cet artiste, ce sont la rupture, la véracité et la sincérité des oeuvres.

La rupture tout d'abord, car, loin de la course effrénée aux millions de pixels, Mohamed Bourouissa travaille ses images (photos et vidéos) à l'aide de téléphones cellulaires. 
La praticité de mise en oeuvre, ainsi que la faible qualité de la captation nous rapproche des images des photo-journalistes tels que Frank Kappa. Photo journalisme car, le sujet prévaut sur la technicité.

L'image sert le sujet.

 

De cette rupture, naît une véracité particulière de l'oeuvre.
Véracité  car le travail de Mohamed Bourouissa s'inscrit dans l'immersion quotidienne. Qu'il reflète la vie des vendeurs à la sauvette de Barbès, ou l'univers carcéral, ce sont les protagonistes de ces milieux qui filment. Vendeurs ou prisonniers, les contacts infiltrés se prêtent au jeu de l'artiste. L'artiste, lui, organise, met en scène et révèle ces réalités cachées.
Sincérité enfin, car de l'échange d'images extérieures contre images d'intérieures, une relation forte se noue dans un jeu de champs contre-champs, ponctué par des SMS qui sont autant de témoignages de cette complicité.

 

Mohamed Bourouissa \ TEMPS MORT

Galerie Kamel Mennour | 8 Septembre- 9 Octobre 2010

En savoir plus sur Mohamed Bourouissa:

Mohamed Bourouiss sur wikipédia|
Mohamed Bourouissa lors de DYNASTY|
Après-coup Mohamed Bourouissa|
Portrait Mohammed Bourouissa|

Kamel Kapoor

Friday, 22 October 2010 17:50 Published in Blog

 

Personnellement, cette année, je n’aurais pas aimé que mon stand se trouve situé à côté de celui de Kamel Mennour !

Même si Almine Rech et Yvon Lambert n’ont rien à envier question programmation au locataire de la rue Saint-André des Arts, il faut tout de même avouer que ce dernier vient de lancer un pavé dans la marre !!!
Pas besoin de rentrer dans son stand pour admirer, que dis-je, s’éblouir de l’œuvre du maître anglais. L’Obi-Wan Kenobi de la scène londonienne, Anish Kapoor, n’est pas facile à exposer.



Déjà, de manière générale, il faut de l’espace (sic) ! Mais en plus, la majorité des marchands d’art contemporain aimerait le compter dans leurs écuries. Il y a donc bataille !

En ce qui concerne Mennour, pas de doute qu’Anish Kapoor lui sied bien ! Récente collaboration à quelques mois du prochain Monumenta réservé à l’anglais, les deux hommes semblent se compléter. Il est donc juste que le marchand de la rive gauche, dont la valeur et les capacités ne sont plus à prouver, ait réussi à attirer l’artiste.

Trêve de flagorneries ! Il est nécessaire de faire le point sur Slug. On est loin des œuvres présentées par Henry-Claude Cousseau au CAPC de Bordeaux en 1998 (exposition formidable) On se rapproche plus maintenant du magnifique Svayambh du Musée des Beaux-Arts de Nantes qui transperçait les murs de l’institution et promenait le spectateur éberlué de salle en salle.

Slug envahit le stand de Kamel Mennour et le public est ravi, abasourdi, interloqué, choqué! Les flashs fusent de partout ! De l’univers de l’anglais, tout est là : les pigments, les miroirs réfléchissants, les formes incurvées, le côté organique…. Comme l’explique Jean de Loisy, « ce qui est fascinant chez Anish Kapoor, c’est qu’il essaie de parvenir à exprimer une pensée métaphysique avec des moyens matériels poussés à leur maximum de matérialité ; ses œuvres interpellent toujours notre corps, on a envie d’y participer, la cire a une sorte de sensualité et les miroirs sont des jeux amusants ».

Entendu chuchoté dans les allées : « On dirait quand même une sorte de vagin géant… »

NB : 1, 8 M … de livres sterling !

 

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